Chaque année, le 8 mars, le monde s’arrête pour honorer les femmes. Nous voyons des défilés, des
discours, des tissus colorés et des messages d’autonomisation. Pourtant, derrière ces célébrations se cache
un objectif plus profond — un objectif que l’on oublie trop souvent.
La Journée internationale des droits des femmes n’est pas seulement un jour de fête. C’est un
moment pour faire le point sur les progrès réalisés en matière de droits des femmes et pour
identifier les domaines où des actions urgentes sont encore nécessaires.
Récemment, une tragédie survenue au Cameroun nous rappelle pourquoi cette journée doit être prise au
sérieux.
Une femme est arrivée en travail dans un grand hôpital de Douala. Elle avait besoin de soins urgents.
Pourtant, elle a été refoulée parce qu’elle n’avait pas les moyens de payer les frais de consultation.
Quelques heures plus tard, elle est décédée. Comme le rapportent les témoins, elle « n’a pas été prise en
charge parce qu’elle n’avait pas d’argent et a été laissée pour mourir. » Sa sœur, désespérée de sauver
les jumeaux à naître, a pratiqué une césarienne d’urgence sur le trottoir, devant l’hôpital. Les bébés n’ont
pas survécu.
Ce drame s’est produit quelques jours seulement après les célébrations de la Journée internationale des
droits des femmes. Alors que des femmes défilaient en uniformes neufs, chantant et dansant, l’une des
leurs gisait morte devant les portes d’un hôpital. Cette contradiction nous oblige à affronter une vérité
dérangeante : les célébrations symboliques ne signifient rien si les femmes n’ont pas accès à leurs
droits les plus fondamentaux.
Pourquoi la Journée internationale des droits des femmes est essentielle
Cette journée a été créée comme un moment mondial de responsabilité — un jour pour mesurer les
progrès, reconnaître les échecs et renouveler notre engagement envers les droits des femmes. C’est
l’occasion de se demander :
• Qu’est-ce qui s’est amélioré dans la vie des femmes cette année ?
• Quelles femmes sont encore laissées pour compte ?
• Quels problèmes urgents exigent notre attention ?
• Comment éviter que des tragédies comme celle de Douala ne se reproduisent ?
Cette journée nous concerne tous — les femmes, les hommes, les ONG, les leaders communautaires et les
institutions gouvernementales. Chacun a un rôle à jouer.
Comment nous devrions commémorer le 8 mars
1. Réfléchir aux progrès et aux lacunes
Les communautés, les organisations et les gouvernements doivent évaluer ce qui a changé — et ce qui n’a
pas changé.2. Placer les femmes les plus vulnérables au centre
Les femmes pauvres, rurales, les travailleuses informelles et les jeunes filles doivent être au cœur des
discussions.
3. Exiger des comptes
Les gouvernements et les ONG doivent rendre compte de leurs engagements et présenter des actions
concrètes pour l’année à venir.
4. Impliquer les hommes comme alliés
Les droits des femmes renforcent les familles et les communautés. L’implication des hommes est
essentielle.
5. S’engager pour l’action
La journée doit se conclure par des priorités claires, pas seulement par des performances.
Rejoignez la conversation
Cette année, nous invitons les femmes, les hommes, les jeunes, les ONG et les décideurs à rejoindre une
conversation WhatsApp sur la véritable signification de la Journée internationale des droits des femmes
— et sur la manière d’éviter que des tragédies comme celle de Douala ne se reproduisent.
Que signifie pour vous la Journée internationale des droits des femmes ?
Qu’est-ce qui doit changer ?
Comment pouvons-nous faire mieux ?
👉 Rejoignez la conversation : https://chat.whatsapp.com/GNMhhKTUMY63u702XWhVZw?mode=gi_t
Consultez le site web : isdconsults.com : Consultez notre série de blogs consacrés à la journée
des femmes et envoyez vos commentaires.
Transformons le 8 mars en ce qu’il a toujours été destiné à être :
#Un jour de réflexion. #Un jour de responsabilité. #Un jour d’action.
